UNE AIRE DE JEUX ADAPTEE à IVRY SUR SEINE

15 Déc 2012

L’accessibilité des aires de jeux, c’est rendre nos enfants visibles.

Un combat de plus, un combat de trop

Voilà, un article difficile à rédiger ! Je ne sais par où commencer ! Fédérateur, ce projet réunit à l’unanimité les personnes sensibles à la cause du handicap, et encore plus particulièrement celui de l’enfant. Combien nous ont témoignés leurs vifs encouragements tout en se demandant pour quelles raisons personne n’y avait pensé auparavant. Dans la théorie, jusqu’ici tout va bien !

Mais, une fois installée, cette balançoire et donc nous parents, devons surmonter bien des obstacles. Et là, j’aurai dû employer le verbe « SE BATTRE », que nous conjuguons si souvent que je ne le trouve même plus assez fort, pour décrire le monde où nous avons bousculé. Personnellement, je l’appelle souvent : la Quatrième Dimension ou en anglais, The Twilight Zone (Imaginez la musique de la série bien connue ou celle de la Tour de la terreur pour les fans du Parc de Disneyland !)

Je vais volontairement passer sur les difficultés rencontrées parce-qu’à quoi bon ! Nous en avons beaucoup parlé sur notre page facebook. Un article est paru dans Le Parisien en date du 08 octobre 2012. Personnellement, je prends cette bataille comme une expérience à vivre. Elle me fait avancer. Ne dit-on pas que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ?

Les mentalités trop égocentriques doivent changer, chacun devant faire un effort pour mieux vivre ensemble. L’espace public est dédié à TOUS. Nous ne serons pas une exception. Nous avons dans ce projet considéré l’accessibilité à tous les enfants, porteurs de handicap ou non.

Nous nous adaptons constamment à la société dans laquelle nous vivons qui se doit, au nom de l’équité, d’être accessible à tous. Finalement, l’inverse semble moins évident. Nous devons partir à la conquête de l’espace public : Choquée je suis, quand on me demande, d’installer ailleurs ce « machin » pour reprendre les termes d’une personne mécontente. Nous devons alors comprendre que la surveillance requise dans les parcs publics est certes obligatoire mais n’est jamais appliquée, rendant toute aire de jeux potentiellement dangereuse.

Nous avons entendu : « Comment vont faire les assistantes maternelles pour surveiller les enfants qu’elles gardent ? » « Certains parents laissent leurs enfants seuls dans le parc, le temps d’aller faire les courses ? » Pourquoi une balançoire pour les « handicapés ? Et nos enfants, ils ont rien ? »

La solution, restons enfermés avec nos enfants pour le bien de tous ! Les échanges ne sont pas constructifs, nous sommes en décalage, nous ne vivons pas les mêmes réalités. Je repense à cette maman d’enfant en situation de handicap que la situation interpelle : Quelle considération a-t-on finalement envers nos enfants ?

Je finis cet article par des interrogations : comment faire si à chaque fois, nous devons déménager et réinstaller ailleurs la balançoire ? Faudra-t-il dormir au pied de cette balançoire pour l’aider à exister ? Pourquoi, dans d’autres pays, elle n’est pas opposée à tant de résistance ?

Thomas RISCH, réalisateur, a souhaité être présent le 17 novembre 2012 et a pu immortaliser en vidéo cet après-midi pas comme les autres. Merci à lui pour ce joli témoignage en images. Pour nous, ce moment a été exceptionnel, extraordinaire. Les choses simples sont les plus belles, nous sommes bien placés pour le savoir.

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